Un écrit de travail ?

Qu’est ce qu’un écrit de travail ?

Le plus simple pour définir un écrit de travail, c’est encore de précise ce qu’il n’est pas. On peut même dire ce qu’il n’est JAMAIS !
Un écrit de travail n’est jamais un écrit littéraire. Un écrit de travail n’a absolument rien de commun avec un écrit littéraire, si ce n’est le respect des normes orthographiques. Et donc, dès qu’il s’agit d’écrits en lien avec des activités de travail, il vaut mieux oublier pas mal des choses que nous avons apprises pour nos compositions françaises du primaire ou nos dissertations du lycée !

Écrire un texte de travail n’est pas un exercice de style littéraire

L’écriture littéraire, c’est l’art de raconter une histoire en exprimant des sentiments et des émotions dans un style original. C’est une écriture dont la seule règle de rédaction est l’imagination. Roman, conte, biographie, héroic fantasy, etc., c’est avant tout une écriture qui vise à distraire le lecteur. Celui-ci va d’ailleurs l’apprécier différemment en fonction de sa sensibilité ou de son imaginaire. À côté de cette écriture dite de fiction, il y a les écrits authentiques, ceux-là sont ne relèvent pas de la fiction mais s’inscrivent dans le réel, dans la « vraie vie » comme on l’entend parfois.

Ces écrits du réel sont de deux sortes :

  • D’une part, les écrits documentaires comme les ouvrages pédagogiques, les biographies, les journaux, les essais pour ne citer que quelques exemples. Les textes documentaires visent surtout à accroître les connaissances du lecteur. Nous sommes ici dans le registre du savoir.
  • D’autre part, les écrits fonctionnels. Ceux-là sont en lien avec l’organisation pratique, la vie quotidienne, à la maison comme au travail. Ce sont des écrits dans le registre de l’agir.

Ce sont ces écrits, les écrits fonctionnels, qui nous intéressent dans ce blog.

Écrit fonctionnel = écrit utilitaire

Un écrit fonctionnel, c’est un écrit utilitaire. Et un écrit utilitaire est un texte pratique. Leur auteur écrit pour informer et fournir des renseignements utiles, ou même nécessaires à un destinataire spécifique.

Entre-nous, si ces textes n’étaient ni utiles, ni nécessaires… et bien on ne se prendrait peut-être pas la tête à les écrire ! Ces textes n’ont pas l’esthétisme et le plaisir comme priorité.Ces écrits présentent en général une monotonie dans leur construction, un style dénué de tout artifice, des phrases courtes et un vocabulaire très courant. Et c’est très bien. Car pour le lecteur, il ne s’agit pas d’aimer ou pas ces écrits, il faut juste que qu’il y trouve lui soit… utile.

Car, l’écriture utilitaire, comme son nom l’indique est une écriture d’action. Elle a vocation à transmettre un contenu utile pour atteindre un objectif précis :

  • informer, ou encore décrire. Dans ce cas, il s’agit de faire comprendre quelque chose : synthèse, compte-rendu, rapport, fiche produit ;
  • expliquer, c’est-à-dire faire état de quelque chose, ce qui aussi être le cas d’un compte rendu, ou d’une note de service ;
  • faire agir, convaincre, le but est ici de faire adhérer au message exprimé. C’est le cas de la plupart des lettres, des synthèses, ou encore des notes de problématiques.

Autrement dit, il faut oublier toutes les fanfreluches littéraires dans un écrit de travail.

Produire un écrit de travail, c’est communiquer !

Bien écrire au travail : les écrits de travail sont avant tout des écrits du quotidien.
Banalité stylistique, absence d’originalité, phrases courtes : un écrit de travail n’a rien d’un écrit littéraire. Normal : c’est de la communication professionnelle.

L’écrit de travail, qui fait partie des écrits utilitaires, a pour objectif de communiquer une information professionnelle utile à son interlocuteur, qu’il s’agisse du chef de service auquel vous faites un compte rendu, du percepteur des impôts auquel vous adressez une lettre de réclamation ou à votre fournisseur d’accès Internet que vous informez de votre choix de résilier votre abonnement.
Au passage, ces différents exemples montrent que si l’écriture utilitaire n’est pas réservée au contexte professionnel. Les écrits utilitaires privés prennent le plus souvent la forme d’une lettre ou d’un mail.

Côté vie professionnelle, il y a les écrits de travail sont des écrits à usage professionnel qui correspondent à un type d’écriture en usage dans une organisation ou une entreprise. Les écrits de travail ont pour objectif de communiquer une information en lien avec l’activité professionnelle à un autre acteur, interne ou externe de l’organisation. Mais ces différents acteurs sont des destinataires identifiés. Ce destinataire pourra être une personne ou un service d’une entreprise ou d’une institution.
Les écrits utilitaires de travail ont de multiples formes. Les plus connus sont sans doute la lettre et le mail. Mais une note ce service, un CV, un rapport sont aussi des écrits utilitaires.

Écrit professionnel ou écrit de travail ?

Ce terme peut avoir deux sens distincts. Ainsi, un écrit professionnel peut :

  • être une autre appellation d’écrit de travail. Comme décrits précédemment, c’est un écrit produit en contexte professionnel, destiné à la présentation ou la transmission d’informations entre partenaires « en affaire » ;
  • spécifiquement désigner des écrits qui concernent un émetteur et un destinataire qui ont une culture professionnelle commune. Professionnellement parlant, écrit de travail et écrit professionnel appartiennent au même champ d’activités. Les écrits sont alors des outils le plus souvent réglementés au service des missions professionnelles. En lien avec le mandat propre à la fonction exercée (qu’il s’agisse d’un infirmier ou d’un intervenant social par exemple), les écrits professionnels sont obligatoires parce qu’ils sont les garants de la traçabilité. A ce titre, ils doivent être conforme à la législation du champ professionnel concerné (règles de sécurité et de responsabilité notamment).
 Exemples d’écrits professionnels règlementés  : – l’ordonnance que le médecin rédige pour le pharmacien
– le rapport que fait une assistante sociale au Président du Conseil général
– la fiche de signalement d’élève en cours de radicalisation d’un proviseur de lycée à la Préfecture