Le cauchemar du participe passé

« L’orthographe du participe passé est, depuis des générations, le pont aux ânes de la grammaire scolaire » peut-on lire sur le site d’un professeur des écoles.

Il en pointe plusieurs raisons :

  • La complexité des règles avec moult cas particuliers et exceptions, la connaissance et la maîtrise de relations grammaticales complexes entre les groupes de mots…
  • Le caractère muet des finales (le son « é » peut s’écrire « é », « ée », « ées », « és » … et « er »)
  • La tendance orale à ne plus marquer les accords, ou à effectuer des accords contrevenants à la règle.

Fort logiquement, si l’accord du participe passé n’est pas maîtrisé par les écoliers, cela se répercute immanquablement dans les mails et autres écrits professionnels quand ces écoliers devenus adultes arrivent sur le marché du travail.

Et effectivement, si l’on en croit les versions 2 015 et 2 016 du Baromètre Voltaire, les questions relatives à l’accord du participe passé concentrent à elles seules six des dix règles les plus difficiles à comprendre et à pratiquer par les Français.

Rappelons que les tests du projet Voltaire reposent sur 84 règles d’orthographe grammaticale et lexicale, c’est-à-dire sur la manière d’écrire un nom, de conjuguer un verbe, d’accorder un adjectif ou un participe passé, mais aussi d’exprimer sa pensée avec précision, en employant le mot juste. Le baromètre Voltaire est alimenté depuis cinq ans par les 3 millions d’utilisateurs du projet Voltaire, qui ont ainsi contribué à créer la plus grande base de données du monde sur les Français et l’orthographe. Et de confirmer, année après année, que le « grand classique » de l’accord du participe passé se taille la part du lion parmi les règles les plus difficiles à appréhender.

« Si Dieu existe, qu’aimeriez-vous lui entendre dire quand il vous accueillera ? »
Réponse de Bernard Pivot : « Bonjour, Pivot. Vous allez pouvoir m’expliquer les règles d’accord du participe passé des verbes pronominaux. Je n’y ai jamais rien compris. »

 

Les fautes de participe passé sont partout et n’importe où !

Et force est de constater que dans la vie courante, l’accord du participe passé est très mal maîtrisé par une grande majorité de nos concitoyens.
Voici quelques exemples glanés au fil de mes lectures sur le net ou simplement dans ma messagerie.

Exemple 1 :

Exemple 2 : Exemple 3 : Exemple 4 : Exemple5 : Exemple 6 :

Exemple 7 : Exemple 8 :

 

Le participe passé : une « grosse » faute d’orthographe

Et pourtant, à une époque où chacun sait combien l’orthographe est importante dans le monde professionnel, les fautes d’accord de participe passé figurent parmi celles qui sont le plus « pistées » par les destinataires du courrier et de mail, qui eux, connaissent fort bien les règles d’accord.

Quand on ne maîtrise pas la grammaire française, et quand on sait d’avance que notre orthographe va pâtir de notre mauvaise maîtrise des accords du participe passé, et quand malgré tout, on doit écrire… Ça énerve, ça met mal à l’aise, ça nous met dans une situation inconfortable.

Car la seule idée de faire une faute d’orthographe nous gêne. Ce que dit très bien cette internaute-là… qui écrit : « j’ai honte de la faute d’orthographe affreuse ».

 

Voyez comme elle ne sent pas bien, alors même qu’elle a utilisé un surnom pour communiquer.

Évidemment, ce sentiment de malaise est bien plus terrible quand on écrit en son nom à quelqu’un que l’on connait.Et c’est encore pire quand ce destinataire est quelqu’un d’important.
Par exemple, quand nous écrivons à notre gamin ou à notre patron. Vis-à-vis d’eux, faire des fautes, c’est comme être devenue complètement stupide. Presque coupable de ne pas être capable d’écrire correctement dans sa propre langue ! Et cela, même si chacun reconnait que la langue française est difficile.

C’est aussi sans doute pour cela, qu’à chaque fois que nous devons écrire, c’est le coup de stress. Beaucoup d’entre-nous sont obsédés à la seule idée de faire une fois encore une faute et notamment une faute d’accord du participe passé.

Bref, nous n’avons pas encore écrit une seule ligne que nous sommes déjà tétanisés… Au point de reporter ou carrément de renoncer à écrire. Car vous le savez bien, les correcteurs orthographiques ont aussi du fil à retordre avec le participe passé.

Et pourtant, l’accord du participe passé n’est pas une fatalité. Simplement, quand une personne à des difficultés d’apprentissage, ce n’est pas qu’elle n’est pas capable d’apprendre. Beaucoup plus sûrement, c’est la méthode pédagogique utilisée jusqu’alors qui est inappropriée pour cette personne. Faire des fautes d’orthographe liée à l’accord du participe passé n’a rien à voir avec l’intelligence, la performance ou les capacités de réflexion. Quelqu’un qui a des difficultés pour écrire est quelqu’un qui a eu un problème d’apprentissage avec cette difficile règle d’orthographe.

Et malheureusement, il n’y a pas 36 solutions. Pour maîtriser les accords du participe passé, il faut revoir les règles de grammaire qui le concerne. Cela dit, on peut maintenant éviter d’en passer par la grammaire traditionnelle.

 

Pour en finir avec le cauchemar du participe passé

C’est pour aider toutes les personnes, à commencer par ma famille et mon entourage, que j’ai conçu une méthode originale et innovante pour en finir avec le cauchemar du participe passé. C’est une méthode simple mais efficace, adaptée à tous les publics, jeune et adulte. Une méthode issue de ma pratique de formatrice et de coach mais aussi des apports des neurosciences en matière d’apprentissage.

Extraits vidéo : montage de quelques scènes.

 

Extrait ebook : les 10 premières pages à télécharger (pdf).

Extrait des Histoires de Participe Passé offerte par bien-ecrire.fr

 

 

 

 

 

 

 

En savoir plus.

Si tout comme moi, il ne vous a pas échappé que dans notre société, l’orthographe est à ce point sacralisée que toute faute cloue au pilori celui l’a faite. Je veux bien croire que « l’orthographe ne fait pas le génie », mais le fait est que dans le milieu professionnel, certaines fautes d’orthographe – notamment les accords du participe passé – sont susceptibles de fortement mettre en cause la crédibilité de leur auteur.

Alors faisons tout pour les éviter… Même si pour cela, il faut se réapproprier certaines règles. Je peux vous y aider. N’hésitez pas à me contacter via le formulaire du blog bien-ecrire.fr.

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